Female energy

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Image 1 : Écran de projection de la conférence Que peut l’Europe pour les femmes ?
Image 1 : Ah la journée internationale du droit des femmes (plutôt de luttes pour les droits des femmes et personnes sexisées, ou de luttes féministes), elle suscite d’année en année un engouement de plus en plus fort : les femmes, il est vrai, sont plus invitées sur les plateaux télés, les conférences, elles sont un peu plus représentées dans l’espace médiatique, le temps d’une journée, ou d’une semaine maintenant. Cependant, les contestations des revendications féministes vont aussi de plus belles et nous montrent, encore, que les manifestations, coups de gueule et prises de pouvoir spontanées sont plus que nécessaires. La beauté de l’édition de cette année est qu’elle coïncide peut-être avec la ratification de la convention d’Istanbul, une avancée du droit des femmes à l’échelle européenne, il paraît. J’ai assisté à une conférence intitulée « Que peut l’Europe pour les femmes ? » le 04 mars 2020 à la BNU de Strasbourg, qui présente en partie les innovations en matière d’égalité qu’elle préconise. Vous trouverez un tour d’horizon de mes notes sur la conférence Femmes-Europe sur Nextcloud (PDF non accessible, 47 Ko) — Nouvelle fenêtre.
Petit bémol toutefois sur l’introduction de la conférence, octroyée à un homme, qui donne ensuite le relais aux expertes… et sur l’attribution des rôles dans le duo étudiant Sciences Po qui animait le débat, la jeune femme se contentant de présenter les intervenantes et de distribuer les temps de parole, alors que les questions pertinentes étaient convenablement posées par le jeune homme…
Image 2 : Carte de l'Europe aposée sur un ventre de femme, visuel d'un documentaire sur l'avortement et le mouvement pro-life diffusé sur Arte
Image 2 : À voir, le documentaire Arte sidérant que je cite dans mes notes : Avortement, les Croisés Contre-Attaquent accessible en deux parties sur Dailymotion : https://www.dailymotion.com/video/x6ic7g3 — Nouvelle fenêtre.
Image : Arte.
Image 3 : Collage féministe avec la mention Polanski violeur Césars complices
Image 3 : J’ai eu l’occasion cette semaine encore d’apprécier les collages de rue féministes sur Polanski, à qui l'on décerne le césar de la Honte. La justice se fait attendre, comme l’approbation silencieuse de ses derniers défenseurs (l’industrie du cinéma surtout, qui devrait être inquiétée et faire figure basse après la condamnation exemplaire de Weinstein), pour que la voix revienne, légitimement, aux victimes.
Image 4 : Collage féministe avec la mention Polanski césar de la honte
Image 5 : Collage avec la mention J'existe
Image 6 : Groupe de personnes avec un bandeau noir sur les yeux et un foulard vert au poignet, qui pointent leurs doigts dans la même direction
Image 6 : Je me réjouis aussi de la reprise massive du désormais hymne chilien contres les violences faites aux femmes : Un violador en tu camino sur Wikipédia — Nouvelle fenêtre (Un violeur sur ton chemin), chorégraphie virale initiée par le collectif Lastesis (La thèse), qui se fait une place dans les manifestations et jusqu’au parlement turc.
Image : FranceInter.
Image 7 :  Manifestation faisant face à un rang de CRS, avec entre les deux un collage qui dit Ensemble révoltons-nous
Image 7 : Et je m’indigne enfin des charges policières bestiales et totalement injustifiées menées au soir du 07 mars 2020 à Paris (on trouve aussi des vidéos de personnes qui se font traîner par les cheveux dans les escaliers du métro…), veille de la journée internationale du "droit des femmes", et contraires à toutes les revendications formulées lors de cette marche nocturne pacifiste, quand bien même l’horaire de présence avait été dépassé. C’est le combat de l’égalité qui se joue dans la rue à point c’est tout, et quiconque entrave le chemin de ces personnes dans l’expression de leur colère se fait complice des violences dénoncées. C’est ainsi que j’entends le slogan « Flic, violeur, assassin ! ». Image : Libération.
Image 8 : Titre de la série documentaire Sex explained sur fond rose
Image 8 : Enfin, plus légère comme référence, mais j’ai été agréablement surprise par une docusérie sur le sexe intitulée Sex Explained. Chaque épisode relate d’un sujet comme les fantasmes ou la contraception, et déconstruit les mythes de genres, en surface vu la courte durée de chaque volet et avec un ton amusé, mais il y a un fond de véracité scientifique et surtout du bon sens. Quelques exemples, comme l’explication du lien entre désir et fertilité, où une spécialiste ironise sur le fait qu’il n’y a pas de lien avéré entre fertilité, poitrine généreuse et joli minois, sinon, plaisante-t-elle, il y aurait majoritairement sur terre des femmes arborant tant poitrines fortes que beaux visages ("beaux" au sens des canons de beauté occidentaux bien entendu…). Il y avait encore ces diagrammes comparant l’impact de vidéos de rapports sexuels entre différent⸱e⸱s partenaires (hétérosexuel⸱le⸱s, homosexuel⸱le⸱s, même des animaux !) sur le désir. Les groupes d’hommes hétéro étaient attirés de façon significative par les femmes, les hommes gays davantage par les hommes. Les femmes en revanche, étaient excitées par presque tout, et on relevait simplement que les femmes lesbiennes étaient plus séduites par le coït de bonobos que par le sexe en érection d'un homme musclé se pavanant sur la plage ! Image : Netflix.